Dans les années 1920 et 1960, les principes qui ont fondé puis conforté l’organisation de la médecine en France, reposaient sur la prise en charge séquentielle de maladies aiguës. Le paiement à l’acte avait donc comme justification logique la réparation d’une dégradation momentanée de la santé qui avait conduit à consulter. L’alternative étant la disparition inéluctable et plutôt rapide du patient, annoncée par le médecin, qui véhiculait donc dans l’inconscient de la population une image de terreur muette et n’était pas volontiers consulté. Aujourd’hui, les progrès de la science et de l’expérience clinique permettent de rendre supportables des maladies installées dont on ne meurt plus. En outre, la découverte des causes de ces maladies progresse également et permet d’envisager des alternatives au curatif pour agir, en amont du soin, sur les déterminants. Le drame de l’amiante est une catastrophe sanitaire prévisible qui a mis en lumière les insuffisances du système de réparation: « Ne plus perdre sa vie à la gagner : 51 propositions pour tirer les leçons de l’amiante » (rapport de Jean Le Garrec, Assemblée nationale, 2006). C’est un constat sévère, évoquant la « faillite » d’un système historique de gestion des risques professionnels gouverné par un objectif de réparation. Il remet en cause l’approche clinique individuelle fondée sur la visite systématique. Cependant, le système de santé est toujours organisé pour réparer un état de santé dégradé. Les cents objectifs de la LPSP sont avant tout des indicateurs liés à des pathologies non à la réduction des causes structurelles de ces pathologies.
Un autre monde - Page 20
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La réparation : cœur d’une médecine individualisée et de la prévention
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Le Danemark et la catharsis de l'humour
En France, nous sommes décidément bien petits, comparés aux Etats-Unis. Même nos clowneries politiques semblent bien pâles, au regard de celles qui ont lieu Outre-Atlantique. Ici, nous avons le fameux "Au revoir" d'un VGE ; aux Etats-Unis, ils ont Trump. Autant dire que le match est très inégal ! La semaine dernière, j'ai effectué un voyage de groupe au Danemark et j'ai beaucoup échangé avec un français qui vit aujourd'hui en Californie. Et il m'a raconté que les late shows américains ont largement renoué avec le succès depuis la présidence du Donald. Le locataire du bureau ovale a en effet littéralement contribué à doubler leur popularité ! Le Saturday Night Live et le Daily Show ont en effet pris pour habitude de ridiculiser leur commandant en chef, et les gens sont très demandeurs de ces parodies. Trump a déjà prouvé qu'il est le pire président que les Etats-Unis aient connu, mais il a au moins ce mérite : il sait rassembler (même si c'est contre lui). Il faut dire que même s'il a remporté le poste suprême sans frauder, sa victoire est loin d'être entière : plus de gens ont de fait voté pour la démocrate, mais Trump a quant à lui profité du système des grands électeurs. Il faut dire ensuite que le milliardaire est un personnage qui ne rassemble pas vraiment : ses prises de position et ses vexations permanentes font qu'il exaspère salement. Et puis, enfin, il y a l'apparence physique du bonhomme, qui est tout de même particulière ! Bon sang, ce n'est pas tous les jours qu'on croise un gars à la peau orange, à la gestuelle particulièrement étrange, et à la bouche en cul de poule la moitié du temps. C'est donc du gâteau pour les talk shows. Qui plus est, en plus d'avoir la dégaine d'un clown, l'homme se conduit les trois quarts du temps comme un gamin caractériel. Même dans un film, l'on n'aurait osé imaginer un tel président ! A part, peut-être, dans Idiocracy... Au fait, j'ai bien apprécié ce voyage de groupe. Si vous ne connaissez pas, je vous conseille d'essayer. Pour plus d'informations, c'est par là que ça se passe ! :-) Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce voyage au Danemark.
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Plan pour le climat de 2017 : l’efficacité énergétique
En juillet 2017, le gouvernement nouvellement formé a présenté un plan pour le climat définissant le cadre des politiques de la France en matière de changement climatique pour les cinq années à venir, aux niveaux national et international. Par la suite, plusieurs projets de nature juridique ont été lancés afin de mettre en œuvre et de concrétiser l’objectif mis à jour dans le plan pour le climat de parvenir à la neutralité carbone d’ici 2050. Parmi les grands projets, on peut citer: un projet de loi visant à mettre fin, d’ici 2040, à l’exploitation des combustibles fossiles sur le territoire national; un train de mesures de solidarité pour le climat mettant l’accent sur le soutien aux ménages à revenus modestes; et un plan de rénovation énergétique des bâtiments. Des efforts particuliers sont accomplis en matière d’efficacité énergétique, domaine dans lequel la France accuse un retard par rapport à la moyenne de l’UE. Il subsiste un potentiel significatif d’économies d’énergie dans le secteur de la construction, qui représente actuellement environ 45 % de la consommation d’énergie finale et 27 % des émissions de GES. Le 24 novembre 2017, le gouvernement français a présenté un plan de rénovation énergétique des bâtiments. Ce plan mobilise 14 milliards d’EUR d’investissement sur cinq ans. Il vise la rénovation d’un maximum de 500 000 logements par an à partir de 2018, dont 250 000 expressément attribués aux ménages à revenus modestes, notamment grâce aux crédits d’impôt et aux certificats d’économie d’énergie.